Jennifer Tinkler
29 juin 2009
Il y a des gens dans la vie qui ont un coeur grand comme le monde... C'est le cas de Jennifer Tinkler, l'amie d'une amie, agente de bord chez Air Canada Jazz, que nous n'avions rencontrée qu'une seule fois avant ce matin. Si Jennifer Tinkler n'avait pas été là pour nous aider dans ce projet, nous ne serions pas en Colombie-Britanique présentement...
Pour nous permettre d'avoir accès au tarif des employés, Jennifer a fait pour nous 17 heures de vol en une journée... Partie de Montréal ce matin à 6h00, elle est venue nous rejoindre à Halifax. Puis, elle nous a accompagnés d'Halifax à Ottawa, d'Ottawa à Vancouver et a repris un vol de Vancouver à Montréal... Tout ça pour des gens qu'elle connaissait à peine, pour supporter une cause qui lui était étrangère il y a quelques mois à peine.
Du fond du coeur Jennifer, MERCI!
Merci d'avoir traversé le Canada par les airs avec nous, d'avoir fait en sorte que notre projet puisse survivre!
Merci, merci, merci!
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De belles rencontres!
1 juillet 2009
Nous avons été accueillis comme des rois à Vancouver! Attendus à l’aéroport par Bob Buzza, le président de l’association de sclérodermie du BC, et sa fille Robyn; puis, à l’hôtel Sandman par Denise Kostash, la directrice des ventes de la chaîne d’hôtel.
Alors que Robyn payait notre chambre pour la nuit, sa sœur nous offrait un certificat cadeau pour un penthouse le lendemain et Bob nous invitait à souper au restaurant et assurait tous nos déplacements… Plus qu’une aide précieuse, nous nous sommes fait des amis depuis notre arrivée ici! On nous a fait visiter la ville, offert des cadeaux… Que dire de cet accueil, à part que c’était formidable?
J’ai mangé un steak hier! Avec des légumes!!! J’ai même écouté un film avant de me coucher, les rideaux ouverts en regardant les Coast Mountains! Le luxe… et du pur bonheur!
Ce matin, nous retournons à la réalité! Bob viendra nous chercher à 9h00 et nous amènera dans un parc où nous pourrons remonter nos vélos. Quelques membres de l’association de sclérodermie viendront nous rencontrer et nous souhaiter bon voyage. Ensuite, ce sera le retour au gruau et aux nouilles au thon!!!
Merci à toute la famille Buzza pour votre accueil si généreux! Nous avions le sentiment de retrouver de vieux amis! Merci de tout cœur!
Valérie (qui écrit) et Stéphane (qui approuve encore!) xxxx
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Nous avons reçu une lettre en provenance de la France cette semaine. L’auteure nous disait avoir perdu sa marraine après deux années de combat contre la sclérodermie. Elle nous demandait de penser à elle au cours de notre périple… Cette semaine de vélo est donc dédiée, avec tout notre coeur, à Christine. xxxxxxx
6 jours d'aventures au B.C.
7 juillet 2009
C’est qu’il s’en est passé des choses au cours des 6 derniers jours…. Il y a eu tout d’abord notre départ de Vancouver, puis une crevaison à peine 3 km plus tard, puis encore une autre, puis une autre, toutes dans la même journée.
Ensuite, il y a eu ce cycliste inconnu, à qui nous avions déjà demandé conseil pour trouver un magasin de vélo susceptible de tenir en stock notre type de rayons, qui nous a vu en train de changer une chambre à air sur le bord de la route et qui a cru qu’un de nos rayons avait encore flanché. Par pure gentillesse, il s’est rendu lui-même au magasin avec sa voiture et est revenu nous porter des rayons! Il n’a jamais voulu qu’on le rembourse. Merci Christopher!
Il y a eu aussi les célébrations de la fête du Canada, où tout le monde chantait " Sweet Home Alabama "… Nous n’avons pas compris le lien...
Puis, cette journée parfaite, à rouler sur une pente descendante à travers les montagnes… C'était magnifique!
Aussi, nous avons fait la lessive, au soleil couchant, entourés par les Coast Montains, dans une ville dont nous sommes tombés amoureux : Hope (où on a tourné le premier Rambo).
Puis, a débuté le cauchemar : le Allison Pass de 1352 mètres d’altitude. Nous avons monté, monté, monté, pendant des heures et des heures, sous un soleil de plomb. A 8 :00 hrs le soir, nous avions bu toutes nos réserves d’eau. Nous étions assoiffés et au désespoir quand un bon samaritain a arrêté sa voiture pour nous offrir de l’eau et des sandwichs. Sauvés! A 10 :00 hrs du soir, enfin arrivés à destination, on nous annonçait que le camping était complet et on nous refusait le droit de monter notre tente près des toilettes. Nous avons continué notre route pendant un km, jusqu’à l’hôtel du parc national. La chambre la moins chère était $150. et on nous refusait également le droit camper sur le terrain. Il faisait nuit noire et la région était peuplée d’ours…. Nous nous sommes donc cachés entre les arbres et avons dormi en face de l’hôtel malgré tout.
Le lendemain matin, nous nous sommes réveillés entourés par des dizaines de petits chiens de prairie. Alors que nous profitions du moment, le garde de sécurité a parti les "sprinklers", seulement ceux qui nous entouraient, pour nous faire décamper. Merci pour l’entraide les amis…
Nous avons ensuite attaqué notre deuxième col. Le Sunday Pass à 1250 mètres d’altitude. Nous avons monté pendant des heures encore une fois. La journée était chaude, il faisait 37 degrés… Nous allions nous rafraîchir dans l'eau glacée qui coulait des montagnes. Après avoir atteint le sommet, nous entamions une descente hallucinante de 20 km! C’était génial!
Finalement, il y a eu cette journée magnifique hier, dans la Vallée d’Okanagan, où nous n’avons pédalé que 50 km tellement nous avons fait de photographies! C’était si beau… Le paysage désertique était époustouflant, la route qui montait et descendait sans cesse nous offrait des descentes avec des pointes de vitesse à 48 km/hrs! En vélo, c’est très rapide! J’aurais bien voulu crier ma joie, mais après avoir reçu quelques sauterelles en plein visage, je me suis dit qu’il valait mieux garder la bouche fermée.
Nous sommes donc présentement à Osoyoos, assis en face de notre prochain défi : une route à 5 lacets, que même un camion met plus de 20 minutes à gravir… cela signifie plusieurs heures de souffrance en vélo! Il n’y en aura pas de facile!
A bientôt pour d’autres nouvelles, merci d’être avec nous,
Valérie et Stéphane
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Nous atteindrons aujourd’hui notre 2000ième km.
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Nous avons recueilli jusqu’à maintenant $6643!!! Merci à tous ceux qui ont donné!
Grande aventure
14 juillet 2009
Hier, une dame, qui me questionnait sur notre voyage, me demandait: “is it fun?”. Spontanément, j’ai dit oui, mais après coup, j’y ai repensé et j’ai réalisé que la réponse aurait dû être „ non “…
Avoir du fun, c’est quand on va aux glissades d’eau, qu’on fait le petit train dans un party bien arrosé ou qu’on fait du body surfing dans les vagues au bord de la mer… Ça, c’est l’fun! Aussi enrichissant que puisse être ce voyage, je ne pense pas que l’on puisse le qualifier de l’fun…
Depuis le début de cette aventure, je me questionne. Est-ce normal de trouver ça dur? Tant de gens m’ont dit que de faire la traversée du Canada à vélo était une expérience extraordinaire, est-ce d’échouer si moi je n’arrive pas à profiter de chaque moment; si, parfois, j’ai hâte que la journée se termine?
Puis, je continue ma réflexion et je me dis ceci : je ne suis pas certaine qu’un athlète olympique apprécie chaque minute d’une course, qu’un alpiniste passe du bon temps sur l’Everest. Ce n’est peut-être pas une question de fun finalement… Ce qu’une traversée du Canada à vélo a d’extraordinaire se trouve peut-être au-delà du plaisir et de l’agréable… C’est sûrement ce petit sentiment de fierté qui s’installe en nous lorsqu’on a terminé une montée de 35 km et qu’on se dit, exténués, „ on l’a fait! “; c’est sans doute le sentiment de chance qu’on ressent lorsque, au tournant d’une route, on croise un orignal, un coyote ou un troupeau de chèvres de montagne; c’est peut-être aussi le bonheur d’apprendre et de réaliser qu’on est passé maître dans l’art de changer des rayons ou de réparer une chambre à air… Vu de l’extérieur, toutes ces choses peuvent sembler très banales, mais à l’intérieur de soi, lorsque ça fait des années qu’on manque de confiance et qu’on a peur d’avancer, ça n’a pas de prix…
Nous sommes donc maintenant à Creston et avons surmonté notre sixième col avec beaucoup plus d’aisance que le premier! Nous sommes prêts pour les Rocheuses dans 2 jours!
À bientôt tout le monde!
Valérie (qui écrit) et Stéphane (qui approuve!)
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